A way to reach out https://oiseaudenuit.journalintime.com/ "Moi, monter sur les planches ? Pitié ! On voit bien que vous me connaissez mal. Un comédien doit être à 90% dans son corps et à 10% dans sa tête, c'est connu, or chez moi c'est précisément l'inverse. Je ne suis même pas capable de jouer mon propre rôle." ♦ Et je danse aussi Anne- Laure Bondoux, Jean-Claude Mourlevat fr 2020-10-18T22:05:00+02:00 https://oiseaudenuit.journalintime.com/Titre Titre ♦ En fait, je ce n'est pas que je n'arrive pas à arrêter de fumer. C'est juste impossible de cesser me faire du mal. Finalement, je ne me mutile pas mais que ce soit internet, les achats, fumer ou avoir des pensées étranges… Ce dont je n'arrive pas à me débarrasser, c'est ce qui se cache derrière. Forcément, ça commence par des trucs qui ne sont pas graves mais quand j'aurai plus de moyens financiers, des fréquentations malsaines, quand je serai seule… Qu'est-ce qu'il m'arrivera ? Quand toutes mes barrières se seront écroulées, qu'est-ce qui me retiendra de tout foutre en ♦ En fait, je ce n’est pas que je n’arrive pas à arrêter de fumer. C’est juste impossible de cesser me faire du mal. Finalement, je ne me mutile pas mais que ce soit internet, les achats, fumer ou avoir des pensées étranges… Ce dont je n’arrive pas à me débarrasser, c’est ce qui se cache derrière. Forcément, ça commence par des trucs qui ne sont pas graves mais quand j’aurai plus de moyens financiers, des fréquentations malsaines, quand je serai seule… Qu’est-ce qu’il m’arrivera ? Quand toutes mes barrières se seront écroulées, qu’est-ce qui me retiendra de tout foutre en l’air ? Rien.
Le semestre prochain, si ça ne va même pas au niveau des cours, je prendrai un… Comment on appelle ça ? Un semestre de césure ? Peu importe… Je redoublerai mon année si j’ai encore envie de "reprendre ma vie en main".
Cette histoire de problème de concentration me rend dingue. J’adore lire mais je suis incapable de le faire. J’ai acheté quatre mangas récemment, une oeuvre que j’attendais de pouvoir lire depuis longtemps mais ça va faire une semaine qu’ils traînent sur mon armoire/étagère alors que d’ordinaire, je les aurais terminé le jour-même de leur achat. Je suis intéressée par un sujet mais quand je lis un article, je m’arrête au milieu et à partir de ce moment, je sais que c’est foutu. Je cherche vraiment, mais vraiment un moyen de pouvoir me concentrer mais je n’y arrive pas. J’ai essayé de me laisser le temps de dormir correctement, j’ai essayé de garder un mode de vie sain, j’ai essayé de me replonger dans des choses faciles à faire, des choses que j’aime, des choses qui me font du bien. Même écrire ne fonctionne plus vraiment, déjà j’écris moins et ce que je rédige me donne un profond sentiment de malaise. La musique passe encore mais ce n’est pas quelque chose qui exige d’être vraiment concentré pour l’apprécier. J’ai… Un flux de pensées parasites, un truc continu. J’ai l’impression que c’est de l’anxiété mais en même temps, non. Des inquiétudes alors ? Pas tellement non plus, enfin j’ai des inquiétudes comme une personne normale, j’en ai depuis petite mais ça ne m’a jamais empêché de "dévorer les livres", comme on dit. Après, le fait de ne pas être nécessairement concentrée sur des devoirs, ça je peux largement le concevoir puisque même si j’ai développé un certain intérêt pour le droit, ce n’est clairement pas ma vocation… Dans le sens où je peux éprouver un certain plaisir, une certaine satisfaction à enfin comprendre un peu mieux comment la société fonctionne mais ce n’est pas ce qui me plaît dans le fond. Remarque, c’est peut-être mon esprit qui me fait comprendre que tout ça c’est vraiment pas pour moi. Tout ça là, vivre dans une ville, faire des longues études… C’est peut-être pas pour moi l’art, les réflexions philosophiques et puis réfléchir, tout simplement. Mais j’aime ça, j’aime pouvoir me questionner, j’aime trouver des réponses que je critiquerai des années plus tard, j’aime tellement ça que je me vois mal vivre sans. Et puis même mon projet de vie, je n’arrive plus à me renseigner dessus, à faire ces petites fiches décoratives alors que c’est quelque chose qui me tiens à cœur… Pourquoi ça ne marche pas ?

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2020-10-18T22:05:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Toc-toc Toc toc ♦ Je ne sais pas quoi faire, d'un côté j'ai déjà du retard dans mes cours et de l'autre, je m'ennuie. Bon, c'est un retard relatif puisque je ne compte plus aller en cours, étant ainsi en distanciel complet. Enfin, je ne peux me le permettre que dans les cours en amphi. Quand commencerons les TD, je n'aurai pas vraiment le choix puisqu'on contrôlera ma présence. Et puis quand je parlais d' "ennui", ce n'est pa vraiment ça sinon la réponse à ma question serai d'une simplicité enfantine : je n'aurai qu'à rattraper mes cours en retard, tout plutôt que ne rien faire… Je suis ♦ Je ne sais pas quoi faire, d’un côté j’ai déjà du retard dans mes cours et de l’autre, je m’ennuie. Bon, c’est un retard relatif puisque je ne compte plus aller en cours, étant ainsi en distanciel complet. Enfin, je ne peux me le permettre que dans les cours en amphi. Quand commencerons les TD, je n’aurai pas vraiment le choix puisqu’on contrôlera ma présence. Et puis quand je parlais d' "ennui", ce n’est pa vraiment ça sinon la réponse à ma question serai d’une simplicité enfantine : je n’aurai qu’à rattraper mes cours en retard, tout plutôt que ne rien faire…
Je suis incapable de me concentrer sauf quand j'écris ou m’organise. Je dis toujours que si ma "chambre" est rangée, c’est que je ne vais pas bien… Problème, je n’ai plus rien à organiser, j’ai même organisé mon agenda pour tous les mois à venir, j’ai tout rangé dans des trousses, j’ai revu l’organisation de mes livres… Et impossible d’organiser mon espace informatique parce qu’il y a jamais un fichier qui dépasse, ça c’est juste une habitude de freak.
Récemment, j’ai découvert que l’anxiolytique qu’on a prescrit à P anesthésiait vraiment ces pensées donc j’en ai pris plus ou moins régulièrement en petite quantité, ce qui me suffit. Je crois que je vais en reprendre un aujourd’hui, je n’ai pas le choix, mais je dois maintenant peser le pour ou le contre pour chaque pilule que je prends parce qu’il ne m’en reste plus beaucoup. Et je n’ai vraiment, mais vraiment pas envie de retourner voir un/e psy quel qu’il soit.

Sinon, il n’y aura personne à la maison aujourd’hui. Pour une fois que je n’avais pas envie d’être seule. C’est affreux d’être seule avec ses pensées destructrices, une lutte infernale. Toute seule, je vais sûrement faire une connerie ou avoir une idée de comportement autodestructeur qui va cogner toute la journée.
Hier soir (ou très tôt ce matin, je sais plus), j’ai fait des recherches à propos des addictions comportementales. Je m’en doutais un petit peu mais je pense avoir développé une petite addiction aux achats. En gros, ça ne me pourrit pas la vie mais c’est clairement impulsif et je regrette souvent mes achats. Enfin, pas l’objet mais clairement la raison pour laquelle je l’ai acquis : à savoir, réguler un peu mes émotions négatives. Comme si on achetait un jouet qui distrairait un enfant en colère. Je me déteste d’être comme ça. Cette attitude passerait également pour de la générosité aux yeux de mon entourage : je me suis rappelée qu’hier encore, je proposait à M de lui acheter une doudoune XXL et des bottes Timberland, alors que j’ai des manuels à acquérir pour mon année… Et que je la déteste. Bref, tout ça pour dire qu’il faut que je surveille ça.
Plus surprenant, je crois aussi avoir été addict aux écrans de mes huit ans à… Douze, treize ans peut-être ? Je n’en souffrais pas, bien au contraire mais ma vie et mon corps en pâtissait. Concrètement, si on retransposait mon mode de vie de l’époque à aujourd’hui, on me considérerait très probablement comme une hikikomori. Je parle surtout du mode de vie, je n’avais pas vraiment de pensées parasites à l’époque. J’avais quand même ma famille qui me faisait beaucoup de reproches au sujet d’Internet, je restais dessus au moins huit heures (continues) par jours, j’avais une vie parallèle dans un jeu en ligne, je me levais la nuit pour me reconnecter à ce jeu et forcément, je m’endormais difficilement quand ce n’était pas de fatigue. Je ne fais pas cette liste pour me faire remarquer, de toute façon c’est derrière moi, mais surtout pour m’en souvenir et peut-être aider d’autres à réaliser que c’est très certainement une manifestation d’un mal-être.

Ah et j’ai encore fait un cauchemar, j’en fais souvent depuis quelques jours mais ça ne m’étonne plus. Contenu : Cette fois-ci, je me fais tuer par un serial killer qui garde les baskets de ses victimes (quelle originalité), ce qu’on appelle des "trophées", et il cachait les corps sous le sol fait de cartons qu’il fallait replier d’une certaine façon. L’apparence du tout était présenté comme un magasin mais les chaussures étaient trop abîmées pour être vendues comme neuves. Alors moi j’entre avant lui et quand il apparaît, je me cache et c’est une sorte de course poursuite sans que le principal concerné soit au courant de quoi que ce soit. C’est un petit peu la spécialité de la prod de mes cauchemars : me cacher tout en avançant vers une porte de sortie et BAM apparition de la menace et fin avec mort ou simplement une frayeur. Et donc au bout d’un moment, le type sort et revient brusquement, je me cache en trombe, il avance vers moi, je suis immobile et pourtant très visible, je ne le regarde pas. Soudain, il crie et j’ai juste le temps de me retourner pour le voir me poignarder. Seules originalités de ce "rêve" : j’étais au Cambodge ?… Je ne sais même pas à quoi ça ressemble, mais j’étais bien là-bas et mon skin (=avatar, apparence du personnage) était vraisemblablement un jeune garçon de douze à treize ans, neveu du serial killer.
Quand je me suis réveillée, j’ai entendu des clés dans la porte. C’est M qui rentrait du travail. Je lui ai demandé de venir me voir (à cause du cauchemar) mais elle m’a répondu qu’elle n’avait pas le temps.

Je pense que je vais aller voir mon Amie. Je culpabilise un peu, j’espère qu’elle me répondra qu’elle ne peut pas, qu’elle est en cours ou un truc du genre. Elle-même ne va pas bien, elle n’a pas besoin que quelqu’un vienne expulser toute son amertume sur elle.

Non, je ne vais pas lui demander, je vais aller à la bibliothèque et essayer de rattraper les cours. Si je ne peux pas, je lirais des Gaston Lagaffe.

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2020-10-07T09:20:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Bonne-humeur-relative Bonne humeur relative ♦ Pour les élèves/étudiants qui sont en cours hybrides ou en total distanciel possédant Windows 10, vous pouvez utiliser les touches Windows + G pour enregistrer votre cours. ♦ Pour les élèves/étudiants qui sont en cours hybrides ou en total distanciel possédant Windows 10, vous pouvez utiliser les touches Windows + G pour enregistrer votre cours.

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2020-10-05T09:36:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Flux-intempestif Flux intempestif ♦ My head is about to explode. Que faire si l'Île Maurice n'est qu'un autre enfer ? Je ne suis pas quelqu'un de violent, alors pourquoi est-ce qu'il faut… Ce n'est pas que je ne sais pas qui je suis… I can't be. J'ai prix deux médicaments hier soir. Je me suis mordue pour ne pas crier et ça me fait mal quand je me lave les mains. Demain, des routes, des bâtiments et des gens. J'ai peur de pleurer dans le bus. I'm not crying out of desesperation, i'm missing homies there. Where is life ? A. me manque, il faut que je retrouve ce putain de portable, 'must be somewhere to be found. ♦ My head is about to explode. Que faire si l’Île Maurice n’est qu’un autre enfer ? Je ne suis pas quelqu’un de violent, alors pourquoi est-ce qu’il faut… Ce n’est pas que je ne sais pas qui je suis… I can’t be. J’ai prix deux médicaments hier soir. Je me suis mordue pour ne pas crier et ça me fait mal quand je me lave les mains. Demain, des routes, des bâtiments et des gens. J’ai peur de pleurer dans le bus. I’m not crying out of desesperation, i’m missing homies there. Where is life ? A. me manque, il faut que je retrouve ce putain de portable, 'must be somewhere to be found. Limièr.

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2020-10-04T17:49:48+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/The-dream-of-lasting-peace The dream of lasting peace ♦ Aujourd'hui, je voulais vraiment écrire dans mon journal manuscrit mais j'ai rongé mes ongles hier soir. D'aussi loin que remontent mes souvenirs, je l'ai toujours fait. J'avais aussi arrêté cette mauvaise habitude il y a déjà plusieurs semaines parce que je commençais à avoir vraiment mal aux dents, si bien qu'ils étaient devenus très longs et que sans faire exprès j'ai fait mal à plusieurs personnes de mon entourage. J'ai réalisé que je ne savais pas couper mes ongles. C'est enfantin, hein ? Je m'en suis sortie tant bien que mal pour finalement les ronger à cause d'un ♦ Aujourd’hui, je voulais vraiment écrire dans mon journal manuscrit mais j’ai rongé mes ongles hier soir. D’aussi loin que remontent mes souvenirs, je l’ai toujours fait. J’avais aussi arrêté cette mauvaise habitude il y a déjà plusieurs semaines parce que je commençais à avoir vraiment mal aux dents, si bien qu’ils étaient devenus très longs et que sans faire exprès j’ai fait mal à plusieurs personnes de mon entourage. J’ai réalisé que je ne savais pas couper mes ongles. C’est enfantin, hein ? Je m’en suis sortie tant bien que mal pour finalement les ronger à cause d’un coup de stress. Comme ça faisait longtemps, mes doigts sont douloureux ou alors je ne suis plus habituée à la douleur. Impossible de tenir un stylo (en plus j’appuis souvent fort sur la pointe), alors me voici. Au moins, appuyer sur les touches du clavier est supportable.
Je reviens si tôt parce que je me suis encore disputée avec ma "famille". Je suis fatiguée de ce mot, vraiment. Il faut que j’en trouve un autre. Je désigne souvent mon père par "P" et ma mère par "M" depuis… Je ne m’en souviens plus. Avant, je désignais mon petit frère en mettant en minuscule la première lettre de nom (à l’écrit, donc) puis plus récemment par "race vipère". C’est une sorte d’insulte en créole mauricien. Néanmoins, pour autant que ces surnoms leur sied à merveille, je ne peux pas les désigner de cette façon dehors. Il est donc nécessaire de trouver des tournures qui n’impliquent pas de dire les mots "famille", "mère", "père", "petit frère". Parfois, je me demande comment les disparus volontaires parlent de leur famille. Ce serait d’une grande aide. Peut-être tout simplement qu’ils n’en parlent pas, même quand on leur pose la question.
Enfin, ce n’est pas tellement que je ne les considèrent pas comme ma famille (au bout d’un moment il faut bien accepter qu’ils en font partie, que je le veuille ou non). C’est simplement que je n’ai plus envie d’être rattachée à eux. Je suis fatiguée. Je le répète, je le clame, mais qu’on me laisse tranquille. C’est tout ce que je veux.
D’ailleurs, P a racheté un paquet de tabac et il a fumé cinq ou six roulées hier. Rien ne dure, rien.

2ème modification : Finalement, que ce soit dans un journal manuscrit, un journal en ligne, sur un bout de papier volatile, dans une correspondance, en écrivant des lettres qui ne seront jamais envoyés, en me confiant à mon Amie par un système de messagerie instantanée, ou même dans une attitude de débauche sur des chats en ligne… Jamais je ne pourrais cesser d’écrire. Jamais, jamais, parce que ça n’ira jamais mieux.

3ème modification : Je n’ai qu’à les appeler "Eux".

4ème modification : "Dem"

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2020-10-04T13:29:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Germination Germination ♦ Hier, moment difficile. Je n'ai pas trop envie d'en parler ici mais je me suis confiée à mon Amie, rapidement à A. Si tu te reconnais, si tu me lis toujours ici… Ne m'en veux pas trop. Il y a simplement des choses dont je ne peux pas parler sans contexte, sans qu'on ne se soit vues réellement. Un événement compliqué, donc. Qu'est-ce que je peux raconter dessus si je ne peux pas le décrire ? J'ai essayé de gérer et… J'ai vraiment fait n'importe quoi du mieux que je pouvais. Oui, c'est l'expression parfaite. Il faut que je me remette à écrire sur mon journal manuscrit… ♦ Hier, moment difficile. Je n’ai pas trop envie d’en parler ici mais je me suis confiée à mon Amie, rapidement à A. Si tu te reconnais, si tu me lis toujours ici… Ne m’en veux pas trop. Il y a simplement des choses dont je ne peux pas parler sans contexte, sans qu’on ne se soit vues réellement.
Un événement compliqué, donc. Qu’est-ce que je peux raconter dessus si je ne peux pas le décrire ? J’ai essayé de gérer et… J’ai vraiment fait n’importe quoi du mieux que je pouvais. Oui, c’est l’expression parfaite.
Il faut que je me remette à écrire sur mon journal manuscrit… Rien que pour décrire l’évolution de mes nouvelles résolutions, dans l’ordre :
- Ne plus fumer de tabac
- Devenir végétarienne
- Me diriger vers un mode de vie zéro déchet
C’est rarissime de me voir avec autant de résolutions, c’est pas un truc que je fait d’habitude… Ni au Nouvel An, ni à mon anniversaire, je n’attends pas non plus un lundi.
J’ai arrêté de fumer un jeudi, étonnamment c’est pas aussi difficile que je le pensais. En même temps, avec le confinement j’étais dans l’incapacité de fumer ou alors rarement parce que mes parents m’auraient vu. Sans compter que la cigarette commençait à me donner envie de v*mir et je fumais même si j’avais cette aversion. En quelque sorte, j’ai flairé le point de non-retour. J’ai eu quelques effets secondaires parce que j’ai recommencé à fumer régulièrement depuis un mois et demi, mais même si je fumais depuis bientôt deux ans, c’est possible. Ah, ça change un message d’espoir de temps en temps ! Même si vous fumez depuis des années, on peut arrêter. Mon déclic ? Quelques chansons mais surtout mon père fumeur depuis des dizaines d’années qui retente sa chance une troisième fois. Son déclic à lui ? Un infarctus évité de justesse et un séjour à l’hôpital, moins joyeux mais tout aussi efficace.
Devenir végétarienne, c’est la suite logique… Un mode de vie que je voulais adopter depuis longtemps. Je ne sais pas vraiment ce qui m’en a empêché de le suivre parce que je n’aime pas la viande plus que ça. C’est peut-être parce que M ne cuisine pas beaucoup de légumes (surtout des féculents et de la viande) et que je ne sais moi-même pas cuisiner, je dépends d’elle à ce niveau. C’est la suite logique de l’arrêt du tabac parce que j’ai cette pulsion de vie même si la lassitude est toujours présente (comme si ça ne se voyais pas assez sur mes anciens écrits…). Alors au fond, je peux avoir des idées noires mais ça ne m’empêchera pas d’essayer de nouvelles choses. Ah oui alors, pulsion de vie et un peu de curiosité ? Ça me va.
Et enfin le zéro déchet parce que ça fait des économies - tant mieux si ça a un impact écologique. J’ai besoin d’argent pour mon projet de vie. Ça m’évitera aussi d’avoir ce réflexe de dépenser toujours de l’argent dès que je me sens mal ou anxieuse. Je ne pense pas être addict au shopping (aaah, je déteste ce terme) mais j’ai clairement des comportements impulsifs néfastes. Un peu comme la cigarette en fait, ça me paraît une bonne idée jusqu’à ce que je le fasse sauf que reculer à la caisse ou à la moitié de la cigarette… Ça me fait me sentir encore plus pathétique.

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2020-10-02T22:03:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Lunchbox-friends Lunchbox friends ♦ Mes cours passent en mode hybride : j'ai cours en présentiel les semaines impaires, à distance les semaines paires. Récemment, plusieurs personnes sont venues me demander des renseignements sur l'organisation de la fac comme si j'avais l'air d'être une borne d'information mais je suis incapable de ne pas les aider. Enfin, je perdrais plus d'énergie à les rejeter qu'à leur rendre service. Et au fond, ça m'arrange un peu qu'on me voit comme une personne qui a l'air assez rassurante pour qu'on vienne lui demander quelque chose. À priori, on ne s'en prendra pas à moi cette année. ♦ Mes cours passent en mode hybride : j’ai cours en présentiel les semaines impaires, à distance les semaines paires.
Récemment, plusieurs personnes sont venues me demander des renseignements sur l’organisation de la fac comme si j’avais l’air d’être une borne d’information mais je suis incapable de ne pas les aider. Enfin, je perdrais plus d’énergie à les rejeter qu’à leur rendre service. Et au fond, ça m’arrange un peu qu’on me voit comme une personne qui a l’air assez rassurante pour qu’on vienne lui demander quelque chose. À priori, on ne s’en prendra pas à moi cette année.
Je n’ai pas spécialement envie de me faire des ami/e/s. J’ai cette réponse toute faite si on me demande pourquoi : trop d’énergie dépensée -probablement- inutilement. Fondamentalement, je n’ai rien contre ces gens. Je veux juste essayer d’être seule pendant un an (en amphi seulement, dans la vie il me reste mon Amie), voir ce que ça m’apporte comme avantages/désagréments et si c’est vraiment mieux que d’avoir un groupe de potes qu’on estime peu. J’avoue aussi que je n’ai pas envie de repousser les gens mais il y aura forcément un moment où je vais devoir le faire si une personne devient trop proche. Exemple : il y a eu cette fille aujourd’hui qui m’a demandé un renseignement sur l’emploi du temps, j’ai posé sa question au prof (elle est timide) et on a finit par se rendre ensemble à la scolarité après les cours (spoiler : c’était fermée). On a même finit par marcher ensemble sur un bout du chemin du retour et j’ai réalisé qu’on avait eu un passé de lycéenne un peu similaire sur certains points.
Est-ce que je vais pouvoir dire à cette personne qu’on ne sera pas potes cette année parce qu’à ce niveau j’ai assez donné et que j’ai envie d’être seule ? J’espère qu’on sera dans un groupe de TD différent, ça me facilitera la vie…
Aussi, je voulais écrire à propos de mes parents : "Pourquoi est-ce qu'[ils] ne sont pas responsables du mal qu’ils m’ont fait…", je suppose que ça sera pour un autre jour. Je vais devoir regarder quelques vidéos de sociologie avant… Histoire de me motiver.

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2020-10-02T21:26:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Note Note ♦ Je crois que je veux être le héros de quelqu'un mais je suis incapable d'être mon propre sauveur. Cette faiblesse est affligeante. ♦ Je crois que je veux être le héros de quelqu’un mais je suis incapable d’être mon propre sauveur. Cette faiblesse est affligeante.

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2020-09-30T22:42:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/It-s-okay-for-now It's okay for now ♦ Pour être tout à faite honnête, je gère toujours (et heureusement, ça ne fait qu'une semaine que je suis engagée dans cette licence). C'est juste épuisant d'être toujours en alerte. À peine ai-je fini de rédiger le précédent écrit que je reçois un mail qui signifie peut-être que je n'ai pas non plus cours demain mais ce n'est pas assez clair donc j'ai dû renvoyer un mail qui se voulait être une demande de précision. Maintenant, je n'ai qu'à attendre et espérer qu'on daigne me répondre... ♦ Pour être tout à faite honnête, je gère toujours (et heureusement, ça ne fait qu’une semaine que je suis engagée dans cette licence). C’est juste épuisant d’être toujours en alerte. À peine ai-je fini de rédiger le précédent écrit que je reçois un mail qui signifie peut-être que je n’ai pas non plus cours demain mais ce n’est pas assez clair donc j’ai dû renvoyer un mail qui se voulait être une demande de précision. Maintenant, je n’ai qu’à attendre et espérer qu’on daigne me répondre…

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2020-09-28T17:47:33+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Joie Joie ♦ Ah les inscriptions aux groupes de TD en université… De 10h à 14h, j'ai examiné et comparé chacun de ces quarante-sept groupes de TD et je n'en ai retenu que cinq qui me semblaient être "parfaits" parce qu'ils collaient exactement à mon emploi du temps d'une façon très appréciable et surtout pratique. Cinq groupes, franchement j'étais large. Début des inscriptions : "lun. 28 sept. 2020 à 14h". Je suis présente sur le site à 13h58. Comme prévu (et malheureusement inévitable), un bug général qui empêche l'accès au site à cause de l'affluence. 14h10, je réussis à me ♦ Ah les inscriptions aux groupes de TD en université… De 10h à 14h, j’ai examiné et comparé chacun de ces quarante-sept groupes de TD et je n’en ai retenu que cinq qui me semblaient être "parfaits" parce qu’ils collaient exactement à mon emploi du temps d’une façon très appréciable et surtout pratique. Cinq groupes, franchement j’étais large.
Début des inscriptions : "lun. 28 sept. 2020 à 14h". Je suis présente sur le site à 13h58. Comme prévu (et malheureusement inévitable), un bug général qui empêche l’accès au site à cause de l’affluence. 14h10, je réussis à me connecter. Qui l’eut cru ? Aucun des cinq groupes ne figuraient (car complets). J’ai choisi rapidement un emploi du temps inadéquate et j’ai quitté ce site de malheur…
Parfois je me dit qu’on me prendrait pour une personne aigrie si on me lisait mais… Sérieusement ? Cette histoire commence à me fatiguer, vivement les cours à distance que je n’ai plus à aller dans cette stupide université surtout avec cet emploi du temps.
C’est dingue quand même, je fais tout pour éviter de me démotiver trop vite cette année mais il a fallu que ça me tombe dessus. C’est comme si je faisais de mon mieux pour escalader une montagne mais qu’une de mes trois prises se décrochaient quand j’en vise une nouvelle.

(☞゚ヮ゚)☞ GOOOOSH I’M TRYING



For Your Love, Park Nodeok

Fck it (╯ಠ_ಠ)╯︵ ┳━┳

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2020-09-28T17:24:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Celui-qui-rentre-chez-lui-sous-de-bons-auspices Celui qui rentre chez lui sous de bons auspices ♦ J'ai un nouveau rêve ou plutôt ce que j'appelle un "projet de vie". Pour résumer, mon rêve d'enfant s'est écroulé en fin 2018 - début 2019. Etonnamment, j'ai plutôt bien rebondit puisque j'ai trouvé un nouvel "objectif" en approximativement un an, pas vraiment un sens à ma vie mais c'est déjà ça… Avancer sans but est clairement une souffrance, surtout dans une société qui ne te laisse que des faux choix. C'est tout un art d'esquiver les pièges… Je ne peux pas. Tout ça me dépasse : éviter des pièges et persévérer sur un terrain de plus en plus miné ? Pour quoi ♦ J’ai un nouveau rêve ou plutôt ce que j’appelle un "projet de vie". Pour résumer, mon rêve d’enfant s’est écroulé en fin 2018 - début 2019. Etonnamment, j’ai plutôt bien rebondit puisque j’ai trouvé un nouvel "objectif" en approximativement un an, pas vraiment un sens à ma vie mais c’est déjà ça… Avancer sans but est clairement une souffrance, surtout dans une société qui ne te laisse que des faux choix. C’est tout un art d’esquiver les pièges… Je ne peux pas. Tout ça me dépasse : éviter des pièges et persévérer sur un terrain de plus en plus miné ? Pour quoi faire ? Quel est la récompense à laquelle tu aspires tant pour subir ce parcours du combattant ?
Je ne peux pas. Je ne blâme pas ceux qui restent (qui suis-je pour le faire ?). Tout ce que je demande c’est qu’on me laisse partir. Je quitte le bateau ! J’ai assez entendu le mot "naufrage" ces derniers temps…

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2020-09-19T03:33:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Bad-blood Bad blood ♦ Aujourd'hui, je suis encore mal réveillée mais bonus : j'ai saigné du nez. J'entends ma petite voix intérieure : "Evidemment". Eux : "Qu'est-ce que t'as ?" "C'est étrange, tu ne saignais jamais du nez avant." Je leur réponds que c'est très certainement parce que je suis stressée, réveillée tous les jours de façon plus ou moins brutale , entre-autres... On nie mon opinion en répliquant que je passe mes journées sur l'ordinateur. "Pourquoi est-ce que tu es toujours sur Internet, comme ça ?" Je n'ai pas répondu. Comment leur retracer toute une époque de presque addict quand ♦ Aujourd’hui, je suis encore mal réveillée mais bonus : j’ai saigné du nez. J’entends ma petite voix intérieure : "Evidemment". Eux : "Qu’est-ce que t’as ?" "C’est étrange, tu ne saignais jamais du nez avant." Je leur réponds que c’est très certainement parce que je suis stressée, réveillée tous les jours de façon plus ou moins brutale , entre-autres… On nie mon opinion en répliquant que je passe mes journées sur l’ordinateur. "Pourquoi est-ce que tu es toujours sur Internet, comme ça ?" Je n’ai pas répondu. Comment leur retracer toute une époque de presque addict quand j’étais petite ; comment leur dire que maintenant, mine de rien, je gère ? Je ne sors quasiment pas alors forcément, ma vie est sur Internet. Mais ça… Ils ne peuvent pas le comprendre.

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2020-09-18T11:39:38+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Pre-rentree Pré-rentrée ♦ Le 14 septembre, j'étais dans un amphi universitaire. Il y avait énormément de personnes. Plus tard, j'ai appris que ce n'était qu'un quart de l'effectif entier... La semaine d'avant, j'avais accompagné mon amie à sa pré-rentrée. Elle était stressée mais assez enthousiaste en même temps. Elle me dit que c'est dû à l'idée que "fac = liberté". Je n'arrive pas à comprendre cette logique ? Enfin... Je peux la concevoir mais c'est trop flou pour que je puisse imaginer ce qu'elle ressent. Non... Pour moi, l'université c'est tout sauf des années "à la cool". C'est difficile à ♦ Le 14 septembre, j’étais dans un amphi universitaire. Il y avait énormément de personnes. Plus tard, j’ai appris que ce n’était qu’un quart de l’effectif entier… La semaine d’avant, j’avais accompagné mon amie à sa pré-rentrée. Elle était stressée mais assez enthousiaste en même temps. Elle me dit que c’est dû à l’idée que "fac = liberté". Je n’arrive pas à comprendre cette logique ? Enfin… Je peux la concevoir mais c’est trop flou pour que je puisse imaginer ce qu’elle ressent. Non… Pour moi, l’université c’est tout sauf des années "à la cool". C’est difficile à expliquer mais… Tous ces gens, ces grands bâtiments, cet immense campus… J’ai l’impression d’être un être minuscule qui essaie d’éviter de se faire marcher dessus par des géants. Une petite souris qui sait que lorsqu’elle sort de son trou, elle se fera probablement attaquer par un chat si elle ne fait pas assez attention.
Beaucoup de fatigue aussi, un poids sur mes épaules et donc un dos courbé douloureux. Je réalise constamment que mes centre d’intérêts sont à l’opposé de la voie dans laquelle je m’engage. Hier encore, je vois dans mes mails une newsletter d’une galerie d’art. Une sorte de programme culturel pour la rentrée. Le lendemain, j’ai ma rentrée en droit. Au fond, je n’ai qu’à changer de voie. J’ai détesté comme le doyen de fac à parlé de reconversion plus que de la licence. Ils nous donnent l’illusion qu’on peut faire le choix qu’on veut et qu’on peut espérer avoir un avenir. Méritocratie mensongère de merde. Pas la peine de rappeler que mon profil fait partie de ceux qui échouent en premier.
Je sais déjà tout ça, qu’ils sont meilleurs que tout le reste.
Qu’on me laisse tranquille.

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2020-09-16T15:48:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Wakashio Wakashio ♦ Il y a approximativement un mois, un bateau japonais transportant du fioul et du diesel s'est échoué près des côtes (protégées pour certaines) mauriciennes. Que dire ? Une déception de plus. Toujours aussi naïve, je pensais que j'aurais un peu de paix sur cette île perdue au milieu de l'océan Indien. J'ai pensé que la menace extérieure ne pouvait se présenter qu'à travers une guerre et que l'Île Maurice serait épargnée parce qu'elle fait partie des rares états qui sont "neutres". Enfin, je ne sais pas exactement en quoi consiste cette neutralité, mais ça avait quelque ♦ Il y a approximativement un mois, un bateau japonais transportant du fioul et du diesel s’est échoué près des côtes (protégées pour certaines) mauriciennes. Que dire ? Une déception de plus. Toujours aussi naïve, je pensais que j’aurais un peu de paix sur cette île perdue au milieu de l’océan Indien. J’ai pensé que la menace extérieure ne pouvait se présenter qu’à travers une guerre et que l’Île Maurice serait épargnée parce qu’elle fait partie des rares états qui sont "neutres". Enfin, je ne sais pas exactement en quoi consiste cette neutralité, mais ça avait quelque chose de rassurant. Et il a fallu qu’un bateau brise à nouveau cette innocence candide. Cette crédulité est invivable. Je suis… Toujours prise de cours. C’est soit la méfiance totale et épuisante, soit cette inexpérience fatale de la vie. Être constamment muni une lampe dans le noir et tourner sans cesse, toujours tendu… Ou être dans le noir et sentir qu’on est touché sans avoir vu la menace arriver.
Tout ce que je veux, c’est un lieu presque introuvable. Je ne rêve pas de bonheur, d’ailleurs je me demande comment il est possible d’y aspirer dans ce monde. Rien n’est sûr or le bonheur est une plénitude durable. Comment y croire quand cette insécurité t’angoisse parce qu’elle peut brutalement t’ôter ce début de bonheur ? Il n’y a rien, rien…

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2020-08-29T16:11:31+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Adulthood Adulthood ♦ Hier, j’ai demandé à mon père de fermer les portes de la voiture quand il écoute de la musique. Il l’a fait mais j’entendais toujours les basses et, privées d’écouteurs, rien ne me permettait de fuir ces vibrations intrusives malgré le fait qu’une porte me sépare du jardin et que j’ai des boules Quiès. Crise de larmes, hausse du rythme cardiaque, dents serrées… J’étais enragée. J'ai tapé sur la voiture, claqué des portes. Le peu d'énergie et de colère qui restait s'est retourné contre moi. Encore. En ce moment, je me sens acculée comme une proie. Avant, ♦ Hier, j’ai demandé à mon père de fermer les portes de la voiture quand il écoute de la musique. Il l’a fait mais j’entendais toujours les basses et, privées d’écouteurs, rien ne me permettait de fuir ces vibrations intrusives malgré le fait qu’une porte me sépare du jardin et que j’ai des boules Quiès. Crise de larmes, hausse du rythme cardiaque, dents serrées… J’étais enragée. J’ai tapé sur la voiture, claqué des portes. Le peu d’énergie et de colère qui restait s’est retourné contre moi. Encore.
En ce moment, je me sens acculée comme une proie. Avant, mon avenir était incertain. Maintenant… Pleins de choses : la planète se décompose, les gens (même ceux qu’on pensaient sûrs) sont de plus en plus dangereux ou alors j’ai cette impression parce que dorénavant on pointe du doigt les violences usuelles, une erreur et c’est la fin… Plus je grandis, plus je découvre ce monde et ses travers. Plus je grandis, moins je supporte ces agressions quotidiennes. Je suis dépassée parce que ça a l’air de convenir à tout le monde, finalement.
J’angoisse clairement à l’idée d’entamer cette licence de droit. J’ai reçu ma carte étudiante, mon inscription est finalisée. Tout au plus, un investissement de 45 heures par semaine. Je ne sais pas trop ce que ça veut dire. Peut-être que je ne pourrais même plus écrire dans mon journal (manuscrit), peut-être que je n’aurai plus de temps pour personne. J’ai pris la décision d’improviser une année sabbatique si je retombe en dépression (quasiment sûre selon les statistiques). Je retourne à l’île Maurice. À priori, si ça se termine comme ça, c’est la fin pour moi. Sans entrer dans les détails, je n’ai pas le droit à l’erreur. Redoubler est impossible. Une inattention et c’est la balle encastrée dans le crâne.
Ma mère a décidé de me virer de chez moi et de m’utiliser comme excuse. Depuis des années, elle cherche à avoir de nouveau un appart à elle. Il a suffit que je lui fasse part de l’idée qu’il me faudra un endroit calme pour étudier pour qu’elle s’élance dans des projets qui vont la dépasser. Résultat : elle a contacté une agence pour avoir un studio ridicule dans lequel elle veut qu’on habite ensemble. De mon côté, ça n’arrangera pas mes problèmes de concentration puisque de ma famille, elle est clairement la plus bruyante. Il faut que j’abandonne le peu de choses qui me rendent heureuse dans cette maison à savoir le jardin, mes animaux, la tranquillité globale de cette rue pavillonnaire. Je n’aurai même pas de calme ni de place et je serai privée de mes seuls déstressants...
Ce sentiment… Toute cette eau qui file entre mes doigts. Quand c’est concret, ça m’effraie parce que pierres par pierres, ça commence à peser et je lâche tout. Ce qui n’est pas excessif est ennuyeux et inutile tandis que ce qui l’est me rend le quotidien invivable.
D’ailleurs, je ne crois pas l’avoir écrit mais j’abandonne le diagnostique de l’autisme
dit "Asperger". Non pas parce qu’il ne me correspond pas, mais bien parce qu’il est extrêmement long, coûteux émotionnellement et énergétiquement, rend possible de nouveaux traumatismes… Je suis aussi une femme considérée adulte dite "racisée" et j’ai déjà été diagnostiquée comme ayant eu une dépression, ce qui minimise grandement mes chances d’être officiellement étiquetée comme "Aspie" et surtout… parce que ce n’est que le début. Après, il faut constituer le dossier MDPH (puisque j’ai surtout besoin des aménagements, l’aide sociale et financière m’importe tellement peu à côté...) ce qui est encore une autre histoire...
Si on résume grossièrement l’idée actuelle qui me trotte dans la tête : j’ai probablement un trouble considéré comme un handicap (à raison vu que cette société n’est pas adaptée aux autistes) que je gère (seule) et masque (plus ou moins consciemment) depuis dix-huit ans (en ce sens j’ai plus de chances que celleux qui se font diagnostiquer à quarante ans). Condition qui risque de contribuer à l’échec de mes études parce que je ne pourrai jamais supporter la vie universitaire "normale" ni ce qu’elle implique. Mes études… Et ma vie, puisque je serai condamnée à être dépendantes des Autres qui, à quelques exceptions près, ne me comprennent pas et me rejetteront. Voilà globalement où j’en suis, je ne sais pas si l’entrée dans l’âge adulte est aussi chaotique pour tout le monde. Enfin, à priori non au vu de ce que vivent mes pairs/ma génération.

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2020-07-29T22:01:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Blanc Blanc ♦ Depuis le début de cette semaine, je ne me suis pas arrêtée. Permis, rendez-vous psy, Parcoursup, BAC, rattrapages, relations sociales, relations familiales, hygiène de vie... Drôle d'idée que de citer le dernier dans cette liste de préoccupations parce que c'est la tâche que j'ai le plus négligé. Ce n'est pas que je m'en occupe tant que ça d'habitude, mais me forcer à y penser cette semaine en plus de tout le reste... Je... Par où commencer ? - Je n'ai toujours pas finalisé le dossier pour passer le permis. - Je ne me suis pas présentée à la mairie de ma ville pour ♦ Depuis le début de cette semaine, je ne me suis pas arrêtée. Permis, rendez-vous psy, Parcoursup, BAC, rattrapages, relations sociales, relations familiales, hygiène de vie… Drôle d’idée que de citer le dernier dans cette liste de préoccupations parce que c’est la tâche que j’ai le plus négligé. Ce n’est pas que je m’en occupe tant que ça d’habitude, mais me forcer à y penser cette semaine en plus de tout le reste… Je… Par où commencer ?
- Je n’ai toujours pas finalisé le dossier pour passer le permis.
- Je ne me suis pas présentée à la mairie de ma ville pour réclamer les aides auxquelles j’ai droit pour ma première inscription au permis.
- Sur Parcoursup, j’ai toujours un voeux en attente mais who cares puisque de toute façon que je l’ai ou pas, je vais définitivement rater ma L1 et je vais encore perdre la pseudo-paix que l’obtention de mon BAC a permise.
- J’ai accompagné mon Amie aux rattrapages. Pour ça, j’ai dû la rejoindre pour prendre le RER (que je supporte vraiment mal) à 6h45 hier et aujourd’hui. Je savais que ça allait me flinguer mais j’ai quand même insisté pour l’accompagner parce que c’est la seule personne qui a été là pour moi quand j’en avais besoin.
- J’ai refusé une sortie pour fêter le BAC avec quelques connaissances, je crois qu’elles m’en veulent mais pour être honnête, ça me passe au-dessus.
- Mon frère m’a fait vivre un enfer depuis le début de cette semaine. Bien heureusement pour moi, il est partit tout à l’heure pour Deauville avec son meilleur pote. Durée du séjour : deux jours. Je ne demandais rien de plus, merci.
- Quand à l’hygiène de vie, on repassera. J’ai préparé un emploi du temps pour cette semaine que j’ai profané d’une manière si honteuse que je n’ose plus rouvrir mon agenda. J’ai un sommeil exécrable. J’ai littéralement passé des journées dehors alors que ça fait des semaines que je ne bouge pas de mon lit. J’écoute de la musique à fond histoire de ne pas stresser quand je suis dehors (spoiler alert : ça a raté). J’ai fumé plus de la moitié d’un paquet de clopes en trois jours alors que j’avais perdu l’habitude de griller autant de clopes. D’ailleurs, maintenant je fume à côté de mon Amie, ce que je ne voulais jamais faire même si selon ses dires ça ne la dérange pas. J’oublie systématiquement ma bouteille d’eau quand je sors, donc j’achète un Coca dans la première épicerie qui a le bonheur de se trouver sur mon chemin. Pour en finir avec ce point, je ne mange plus que des conneries à droite à gauche pour contrebalancer les autres semaines où j’ai mangé tout et n’importe quoi pour combler l’ennui.
- Et les tant attendus rendez-vous psy. J’ai vu ce matin ma nouvelle psychologue (pas pour longtemps) pour la troisième fois en intervalle de temps de deux semaines. Il y a quelques temps, elle m’a proposé d’aller dans un CMP. J’appelle, j’ai finalement rendez-vous aujourd’hui aussi mais avec une infirmière psy dans l’après-midi. Pour faire court, ces deux séances m’ont niqué mon "équilibre" qui n’en était plus un depuis lundi. Je suis rentrée chez moi vide, j’ai été faire des courses dans cet état sur la demande de mon père, je suis revenue, entre-temps ma mère est rentrée, j’ai fait en sorte d’entretenir de courses conversations, je suis allée sur mon ordi, j’ai pris une douche, il est déjà tard, retour sur l’ordi, je regarde un court-métrage/documentaire sur les Hikikomori, ça m’achève. J’éteins rapidement l’appareil, je bouge tellement dans mon lit qu’on dirait que c’est le premier jour de mes règles, quand je m’immobilise je fonds en larme, quand je finis, je bouge par réflexe et de nouveau le circuit : je me tourne et me retourne jusqu’à ce que je sois à bout de force, que je m’arrête et que je pleure. Typiquement, je pense à quel chose qui m’angoisse/me gêne/me fait avoir honte alors je me retourne pour ne pas y penser sauf que ça revient et quand j’y pense trop fort, je pleure sans pouvoir m’arrêter. Au bout d’un moment, je me suis levée et j’ai commencé à pleuré (pour ne pas changer), je tremblais un peu et mes yeux étaient inutilisables. Je me balançais un peu aussi et ça m’a surprise (après) parce que ça ne m’étais pas arrivé depuis longtemps. C’est mon truc d’éléphant, étonnamment ça soulage même si c’est carrément flippant à voir (je suppose ?). En vérité, j’ai plutôt bien géré cette crise parce que je l’ai vu arriver à des kilomètres. C’était prévisible. D’ailleurs, j’ai l’impression que quand mon frère reviendra, je vais vraiment péter un câble. Intuition, la goutte d’eau qui fera déborder le vase. Je sens bien que ce n’est pas terminé, j’ai envie de hurler depuis des jours, tout particulièrement tout à l’heure. Malheureusement, il est 23h et je n’ai absolument aucune excuse valable pour réaliser un tel projet. Je n’ai pas non plus envie de me faire traiter de "folle", encore. Si seulement ça pouvait sortir sans que je puisse le contrôler. Au moins, j’en finirais avec cette tension. Enfin… Même mes muscles sont tendus ! Il faut que je les laisse retomber consciemment sinon ils restent dans cet état.

Bon, voilà qui est dit. Je pense que ça suffit pour garder en mémoire ce à quoi ressemble une crise, on verra bien après l’usage que j’en ferai.

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2020-07-10T00:01:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Comme-chien-et-chat Comme chien et chat ♦ J'ai eu mon BAC mention assez bien. Et dire que ce truc me promet d'avoir la paix pour au moins les vacances... Mais j'ai l'impression que c'est juste le début ? Ma mère me harcèle déjà pour le permis, ensuite je vais devoir réussir ma L1... Et encore, ce n'est que ce qui va arriver dans mon avenir proche. Je n'arrive pas à me réjouir parce que ce diplôme ne représente rien pour moi et c'est la porte ouverte à milles autres problèmes... Aujourd'hui donc, je suis allée récupérer mon relevé de note et j'ai appris que mon amie devra passer les oraux de rattrapage. Je suis ♦ J’ai eu mon BAC mention assez bien. Et dire que ce truc me promet d’avoir la paix pour au moins les vacances… Mais j’ai l’impression que c’est juste le début ? Ma mère me harcèle déjà pour le permis, ensuite je vais devoir réussir ma L1… Et encore, ce n’est que ce qui va arriver dans mon avenir proche. Je n’arrive pas à me réjouir parce que ce diplôme ne représente rien pour moi et c’est la porte ouverte à milles autres problèmes...
Aujourd’hui donc, je suis allée récupérer mon relevé de note et j’ai appris que mon amie devra passer les oraux de rattrapage. Je suis morte d’inquiétude à l’idée qu’elle doive redoubler parce que ça va définitivement miner son moral étant donné qu’elle va se retrouver seule. Demain matin, je l’accompagne à ses oraux. J’ai aussi rendez-vous avec ma nouvelle psy en début d’après-midi (troisième séance), et j’ai rendez-vous avec une infirmière psychiatrique au CMP après-demain à la même heure.
En rentrant, j’ai croisé ce chat noir que j’ai surnommé Neko ("chat" en japonais, oui je l’ai rencontré à une époque sombre de ma vie). Je la connais depuis que j’ai emménagé et elle miaule dès qu’elle me voit alors je l’aime bien. Je suis donc rentrée chez moi pour poser mes affaires et je suis retournée la voir. Parfois je passe vingt à trente minutes à la câliner quand j’ai du temps et c’était clairement mon idée. Comme d’habitude, elle vient se faire caresser en faisant des cercles autour de moi, elle ronronne puis elle s’allonge à côté d’un plant de pissenlit auquel elle se frotte. Parfois je m’adosse au mur et je continue de la caresser mais aujourd’hui j’étais en robe alors je me suis juste assise sur le trottoir à quelque centimètres d’elle. Soudain, je vois du coin de l’œil une forme humaine de petite taille qui arrive subitement. Je me lève et je vois une jeune fille caresser le félin. Naturellement, je lui explique que Neko apprécie les caresses sur sa "nuque" et sous son menton. Elle m’écoute plus ou moins et me demande mon nom, mon âge. On discute. Je n’ai pas tellement de mal à discuter avec les enfants, ils sont pragmatiques avec les inconnus, mais ce n’est pas pour autant que je suis très à l’aise alors j’ai dit à cette petite fille de bien prendre soin de Neko pour moi et je suis enfuie en courant.
Ah et puis avant ça, j’ai croisé un chien qui avait l’air abandonné alors je suis allée lui acheter de la nourriture mais quand je suis revenue, il n’était plus là, ni au alentours, ni plus loin. J’ai eu beaucoup de peine. Il avait l’air d’attendre quelqu’un mais la moitié de son dos était dégarni (sans poils) et il avait ce genre de dreadlocks qu’ont les chiens errants. Je repasserai demain vers la même heure. Il avait l’air si pitoyable… J’espère qu’il sera là.

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2020-07-07T19:13:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Monts Monts ♦ Comment est-ce qu'on appelle une personne coincée sur une terre qui lui brûle les pieds ? L'enfer ? Ah, non, enfin si... À peu de choses. On le nomme l'exilé. Un exil... Particulier ? Pourtant, c'est bien ici que je suis née. Qu'est-ce que j'ai oublié à "Walheim" ? Avant de m'y rendre... Je me complaisais dans mon confort. Je ne veux plus avoir pied dans cette marée sinueuse. Il faut monter. Retour des champs, Sofi Guibert ♦ Comment est-ce qu’on appelle une personne coincée sur une terre qui lui brûle les pieds ? L’enfer ? Ah, non, enfin si… À peu de choses. On le nomme l’exilé.
Un exil… Particulier ? Pourtant, c’est bien ici que je suis née. Qu’est-ce que j’ai oublié à "Walheim" ? Avant de m’y rendre… Je me complaisais dans mon confort.
Je ne veux plus avoir pied dans cette marée sinueuse. Il faut monter.

Retour des champs, Sofi Guibert

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2020-06-29T15:27:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/Tourmentee Tourmentée ♦ J’écrivais hier, je pensais déjà que tout allait mieux. Malheureusement, il faut bien peu de choses à un esprit comme le mien pour se mettre à ramper pitoyablement, encore… Je viens de réaliser à quel point ce monde est affreux. Hier soir et aujourd’hui, tout ce que j’ignorais volontairement m’est revenu en pleine face. Inutile de faire un éventail de toutes les horreurs que j’ai lu. Je réalise seulement… Oui… À quel point ce monde est dangereux, haineux, sans pitié. Comment l’expliquer ? J’ai ce sentiment d’inadéquation, de peur, d’angoisse liée à ce ♦ J’écrivais hier, je pensais déjà que tout allait mieux. Malheureusement, il faut bien peu de choses à un esprit comme le mien pour se mettre à ramper pitoyablement, encore… Je viens de réaliser à quel point ce monde est affreux. Hier soir et aujourd’hui, tout ce que j’ignorais volontairement m’est revenu en pleine face. Inutile de faire un éventail de toutes les horreurs que j’ai lu. Je réalise seulement… Oui… À quel point ce monde est dangereux, haineux, sans pitié. Comment l’expliquer ? J’ai ce sentiment d’inadéquation, de peur, d’angoisse liée à ce qui est extérieur à ma pensée. Je pense au regard de la psy qui semblait dire : « Oui, oui, je vois… Mais… Vous savez que chacun pense que le monde connaît ses pires heures ? Vous plaindre ne vous avancera à rien, passez à autre chose ! Mais quoi ? Non, évidemment que votre souffrance est à prendre en compte, mais il faut faire abstraction… ». Je n’y arrive plus. Je n’arrive pas à me protéger de tout cette misère ambiante.
D’ailleurs, je parle de la psy mais c’est ce que ma mère m’a fait comprendre quand je lui en ai parlé, par une naïveté fondée sur mon désespoir : « On ne va pas pleurer pour tous les trucs moches qui arrivent dans le monde ». Cette famille… Eux non plus, ne me facilitent pas la vie. Il y a un temps où je conseillais à mon amie d’exploser pendant les disputes. De se venger sur ses sœurs qui lui faisaient la misère, à mon image : quand je me battais avec mon frère. Je ne me sentais pas mieux mais j’avais la satisfaction d’avoir honoré le bien connu « œil pour œil, dent pour dent ». Depuis un certain temps, je me suis calmé… Inconsciemment. J’ignore le manque de respect, la moquerie, je parle moins et peut-être mieux, j’obéis quand on me demande quelque chose, je… Je veux que tout roule . Et pourtant… Comme Sisyphe, quelle déception quand cette pierre que j’ai réussit à faire monter en haut de la montagne au prix de coûteux efforts… Retombe machinalement. J’implose.
Je ne réussit plus à relâcher la pression petit coup par petit coup de colère. Je n’arrive plus à extérioriser… Tout. Je me tais, pleure en silence, je me cache. Comme j’ai envie de crier, taper, déchirer, balancer, éclater tout ce qui se trouve autour de moi. C’est la paralysie que je redoute, aucun de mes membres ne bouge et mes cordes vocales sont emmêlées. J’ai l’impression d’être attachée, bâillonnée. Tout ce que je peux faire, c’est pleurer en silence, mordre mes lèvres, griffer mes mains et frotter douloureusement mes pieds. Toute cette violence se retourne contre moi, j’en ai marre. C’est injuste. Ce n’était pas assez de me pousser jusqu’au dernier de mes retranchement de façon à ce que je n’ai d’autre choix que celui d’attaquer mes agresseurs ? Il faut maintenant que je sois mon propre bourreaux pour plaire à madame et messieurs ? Non non… C’est trop horrible. Quand ce ne sera plus eux, ce sera d’autres. C’est trop injuste.
Je n’ai aucun abris, j’aimerai juste pouvoir dormir quelque part. Dans un endroit où on n’épiera pas mon sommeil, où l’endormissement n’est pas inquiété, où le "dos au mur" n’est pas une nécessité, un réconfort irremplaçable. Un lieux où parler n’a aucun sens puisque tout va bien. Un bonheur ennuyeux jusqu’à plus soif…

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2020-06-29T00:17:00+02:00
https://oiseaudenuit.journalintime.com/3rb7-Pre-mortem-pessimiste Pré-mortem pessimiste ♦ Une chambre, donnant sur un jardin de fleurs. Papillons, table et chaises ou balancelle. Robe longue et large, cheveux détachés. Regard perdu dans le vide, larmes. Paralysie dans une cage dorée. Jeune femme assise avec hortensias, Henri Lebasque ♦ Une chambre, donnant sur un jardin de fleurs. Papillons, table et chaises ou balancelle. Robe longue et large, cheveux détachés. Regard perdu dans le vide, larmes. Paralysie dans une cage dorée.

Jeune femme assise avec hortensias, Henri Lebasque

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2020-06-28T14:32:00+02:00