A way to reach out

Soliste

♦ Mon Amie veut acheter un instrument de musique. C’est un objet qui fonctionne comme… Une harpe. Il se suffit à lui-même, un peu comme elle. On peut créer de très jolies mélodies ayant pour effet immédiat une relaxation soudaine. Quand elle m’a parlé de cette envie, elle m’a fait penser à Senritsu de HunterxHunter. C’est drôle parce que je m’identifies beaucoup à Kurapika.
Je me demande si on se serait bien entendue à l’époque où je jouais du saxophone… Peut-être pas autant que maintenant. Le saxophone est un instrument un peu drôle. Au début, je ne voulais pas particulièrement en jouer. Je m’intéressais plutôt à la clarinette. Pourtant maintenant, je ne me vois pas jouer d’un autre instrument. Le saxophone est fantaisiste, tout en courbes. Son apparence est complexe, sa couleur généralement dorée attire l’attention… Derrière, il y avait moi : timide, fuyant le regard. Quand je jouais… Il y avait une bulle qui se formait autour de moi et pendant un concert, c’était un mur entre moi et le public. Enfin, ça devait être le cas pour mes camarades timides aussi, saxophone comme cor ou flute traversière.
À l’époque, je jouais dans un petit orchestre constitué d’élèves de ma classe. Nous étions trois saxophonistes. Il y avait cette drôle d’impression d’appartenir à un groupe mais s’en détacher ne me faisait pas perdre quelque chose de mon identité. C’est une des caractéristiques de la polyvalence d’un tel instrument : s’inclure dans un groupe ou s’en détacher, peu importe. Le saxophone reste toujours singulier avec son élégance, ses sonorités toujours perceptibles… Ah oui, c’était une belle époque.