A way to reach out

Lofi

♦ Aujourd’hui (23:53), il y a de l’orage et une pluie diluvienne. Je n’ai pas une peur panique de l’orage, et ce n’est pas que je n’aime pas ça… C’est juste que j’ai une émotion étrange qui me traverse, temporairement mis en arrière plan par ma curiosité. Un orage, c’est rare et ce qui est rare mérite d’être vu. Je profite de l’expérience. En ne laissant dépasser des rideaux qu’une paire d’yeux, les miens, j’épie le moindre éclairs qui ne manque jamais de me surprendre. La fenêtre en bien évidemment entrouverte, pour que je puisse entendre les grosses gouttelettes s’écraser lourdement sur le sol qui, par ma vision de myope, ressemble plus à un liquide noir comparable à de l’encre de Chine qu’à un sol en béton.
La petite pluie n’a aucun intérêt, seule l’averse se vaut. Elle est franche et brutale, elle est audacieuse et libératrice. Elle se manifeste après des jours de chaleur humide et étouffante. Elle se déclenche comme une colère inhibée depuis trop longtemps. Bruyante, sonore, elle éclate et me fait l’effet d’une avalanche.
D’un coup, plus rien. Non, rien… Si ce n’est un silence soudainement inhabituel, voir inquiétant. Et… De l’eau encore, un ruissellement. Un peu comme quand on pleure.
Étymologie pleuvoir : πλύνω (plýnô) → "laver"
C’était donc ça.